• PREMIER MAI …





    Quelques clochettes

    Deux ou trois feuilles vertes

    Dans belles pochettes

    Pour dames disertes


    Ou silencieuses

    Très souriantes

    Puis délicieuses

    Point luxuriantes


    Cadeau printanier

    Elles sont aux aguets

    Tels douaniers

    Pour recevoir brins de muguet …


  • ELLE …





    Les paupières mi-closes

    Tendrement je repense à elle

    Elle était telle mille roses écloses

    Souriante à l’ombre de son ombrelle


    A pas légers elle cheminait

    Sans se soucier de sa destinée

    De son regard elle illuminait

    Ce beau début de matinée


    Nous avions seize ans à peine

    C’était je le crois encore hier

    Puis vint le temps de la déveine

    Lorsque son père hautain et fier


    Me somma d’à jamais l’oublier

    Car je n’étais point de leur rang

    Lui qui était vaste ensemblier

    Se croyait-il d’un noble sang


    Mon jeune âge par peur me fit céder

    Depuis je ne l’ai jamais revue

    C’est ce jour que j’ai senti mon âme décéder

    Car en moi cette fin était imprévue


    Qu’est-elle aujourd’hui devenue

    La fille de notre premier baiser

    Sur le banc de l’arborée avenue

    Jamais ma tristesse ne pourra s’apaiser …


  • VOUS LES FEMMES …





    Si tu t’appelles Sylvie

    Tu aimes bien sûr la vie

    Par contre bébé Françoise

    A les pommettes framboises

    Vois-tu toi Gabrielle

    Pour moi tu es plurielle

    Mais dis donc Marie-Ange

    Tu planes tel un archange

    Quand je te lis Nicole

    Voilà que je décolle

    Le regard de Joëlle

    Est peinture aquarelle

    Tu danses Pénélope

    Souple comme une antilope

    Je devine Babylou

    Sage tel un gentil loulou

    Puis que dire d’Alba

    D’un beau pays d’là-bas

    Dans mes rêves Majo

    Pour toi je joue du banjo

    Puis j’aime bien Madeleine

    Qui peint toujours sereine

    Je n’oublie pas les fées

    Constamment bien coiffées

    Imaginez donc Marie

    Vedette je le parie

    Fun, Coco, Fanny, Christ, Mel, Anges et autres

    Vous êtes notre bon épeautre

    Mais celle pour qui je m’enflamme

    C’est bien sûr ma femme …






  • DESTIN AU FEMININ …





    Bébé …blondeur

    Fillette …candeur

    Adolescente …pudeur

    Fiancée …tiédeur

    Mariée …splendeur

    Future maman …rondeur

    Mère …ardeur

    Mamy …ambassadeur

    Agée …raideur

    Partante …lourdeur

    Mais cœur …profondeur …


  • QUELQUES FLEURS …





    Pour vous ces quelques fleurs

    Que vous soyez gais ou tristes

    Elles amenuisent les pleurs

    Font chanter les choristes


    Merci aux visiteurs

    De mon petit univers

    Je suis votre serviteur

    Et crée pour vous des vers


    En espérant vous plaire

    Et si ce n’est le cas

    Simplement me complaire

    A chasser vos tracas …



  • CAUCHEMAR …





    Mes pas sur cette plage

    M’emmènent je ne sais où

    Mer et sable quel couplage

    Mes pensées voguent dans le flou


    Le vent fouette ma nuque

    Où es-tu donc partie

    Sans toi je me sens eunuque

    Même plus de répartie


    Vos gueules les mouettes

    Puis taisez-vous les vagues

    Tournez viles girouettes

    Dans l’âme j’ai le vague


    Et des coups de ressacs

    Quand s’écrasent cerfs-volants

    Mes paupières sont bissacs

    Châteaux de sable désolants


    Mais, mais … je sors de cette fiction

    Me réveillant enfin à la réalité

    Entre nous nulle friction

    Tu es tout contre moi, c’est idéalité …


  • MON ASTRA COUPE …





    Aux courbes gracieuses

    A l’allure audacieuse

    Jamais capricieuse

    Ni même vicieuse


    Toi tu me promènes

    Là où je te l’demande

    Et quand tu t’démènes

    T’es pas vache normande


    Et puis j’te bichonne

    T’es comme une maîtresse

    Faut pas qu’on t’siphonne

    Qu’on t’mette en détresse


    T’es mon agrément

    Une bien belle détente

    Et même carrément

    La plus compétente …


  • BEUVERIE A ANGERS …





    Deux, trois bouteilles de vin

    Avec un Angevin

    Je crois Monsieur l’Echevin

    Je ne suis point devin


    Bon Dieu que c’était divin

    Jusqu’à ce qu’un gros bovin

    Nous boute dans le ravin

    Sur fond de lie-de-vin


    Dans la flaque aux alevins

    Couleur marais Poitevin

    Ce ne fut pas en vain

    Que contre un pot-de-vin


    Le berger aux ovins

    A la tête de levain

    Pour le musée Grévin

    Nous tira du ravin …


  • CADEAU EMERAUDE …





    Par un soir de lune rousse

    Deux oiseaux au vol impérieux

    Natifs d’on ne sait quelle brousse

    Transportaient un cadeau mystérieux


    A offrir à Dame Neige

    Pour ses sublimes narrations

    Couleur perce-neige

    Prodiguant en nous vibrations


    Et rêves d’écume en nos esprits folâtres

    D’amours insaisissables

    Qu’on voudrait idolâtres

    Dorés comme au désert les sables


    A vous cette émeraude

    En simple remerciement

    Elle n’est nullement faraude

    Mais pour vous égaiement …


  • LA BELLE VIE …





    Faut dire qu’elle est succincte la vie

    Parcours qu’il vaut mieux apprécier

    A chaque instant se faire envie

    Plutôt que toujours déprécier


    Les tâches et lots à accomplir

    Qui pourtant nous font vivre

    Notre position davantage assouplir

    Eviter de simplement survivre


    Faire en sorte de s’entendre

    Certes l’atmosphère détendre

    Avec ceux que l’on ne veut entendre

    Nos bras vers eux distendre


    N’est-elle superbe l’existence

    Quand tout nous paraît beau

    Ne point faire d’elle potence

    Au plus tard notre tombeau …





  • VOUS DIRE …





    Vous dire, tout simplement vous dire

    Combien vos blogs j'affectionne parcourir

    Sereinement vous lire et encore vous redire

    Que dans vos univers j’aime tant accourir


    Ressentir tristesses, joies de quiconque

    En parfaite empathie

    Vraiment nul n’est quelconque

    Déjà je sens venir vers moi, votre télépathie …


  • IMAGINATION OU ILLUMINATION …





    Quelques mots ou lignes écrits en virtuel

    Pour vous inintérêt ou bien simple agrément

    Peut être suis-je ou ne suis-je point spirituel

    Pour nul je ne désire semer quelconque désagrément


    Et pour vous dire que quand je calligraphie

    Qu’en mon âme c’est tellement réel

    Non ce n’est pas de la sérigraphie

    Mais quelque chose de surréel …


  • LA DANSEUSE CLASSIQUE …





    Vêtue d’un tutu et d’un justaucorps, de ses pointes elle surélève son corps

    Au physique rituel, à la fascinante gestuelle, elle se veut dans ses gestes, sensuelle

    A grands renforts de pliés et autres fouettés, d’arabesques et de grands jetés, elle développe un art peu ou très agité

    Tantôt en appui sur une jambe jamais tremblante, formant ensuite une courbe charmante

    Pouvant être comique et à la fois tragique

    Dansant en douleur mais tout en couleur

    Posant majestueux mouvement, toujours au bon moment

    De petit rat au premier contrat

    Faisant dos à mille toiles décorées pour terminer en étoile

    Elle seule parle un langage que le spectateur comprend avec son cœur, faisant son infini bonheur …