• RENAISSANCE …





    Cycle d’une espérée renaissance

    Aux effluves de fraîches essences

    Terme d’une infinie convalescence

    Tenues aux récentes tendances


    Le printemps poliment nous salue

    Nous offrant savamment plus-value

    Hibernation temps d’une portée devenue

    Qu’un rai d’ensoleillement éberlue


    Cris d’enfants à nouveau retentissent

    Araignée extérieurement toile tisse

    Nos vieux n’ont plus peur de la glisse

    La mairie éclatant drapeau hisse


    Un coq fièrement se fait entendre

    Que dans l’herbe déjà l’on voudrait s’étendre

    Pourvu que le gel ne revienne nous surprendre

    En mars mieux vaut ne point se méprendre …


  • LA VIE …





    Années d’enfance

    Tendre insouciance

    Crises d’adolescence

    Où se perdent nos sens


    Amour de jeunesse

    Intégrale kermesse

    Jour de fiançailles

    Ciel en absence de grisaille


    Date du mariage

    Cahier et coloriage

    Noce et première nuit

    Que deux corps en folie


    Et puis le temps s’écoule

    Faiblit lueur d’ampoule

    Surviennent premières chamailles

    Ensuite champs de bataille


    Mais aussi accalmies

    A l’enfant on donne vie

    S’incruste la routine

    Entre deux l’ouatine


    Des périodes d’amour

    D’autres de contre-jours

    Petits-enfants qui naissent

    Relations qui disparaissent


    Point promptement la vieillesse

    Dans ses gestes drôlesse

    Et quand l’un des deux se meurt

    L’autre n’a plus pour lui que ses pleurs …


  • QUIETUDE …





    Un havre de quiétude

    M’éloigne de l’hébétude

    D’une vie trépidante

    Qui chaque jour me hante


    Rien que des herbes folles

    Voie d’eau qui caracole

    Des bouquets de roseaux

    Chant des petits oiseaux


    Je savoure ce moment

    Tel nouvel agrément

    Un infime gazouillis

    Deçà je n’tressaillis


    Quelques fraises sauvages

    Dieu qu’elles sont suaves

    Une fontaine naturelle

    L’eau qui fait des rondelles


    Je découvre la vraie vie

    Immatérielle d’envie

    Un coin de zone rurale

    Aux aurores boréales


    Quelque temps qu’il y fasse

    On n’y perd la face

    Ouvrir grands nos deux yeux

    Là où tout est radieux …


  • VENERATION …





    Sans toi c’est jour de pluie

    Tout autant je m’ennuie

    Ta présence m’ensoleille

    Chaque instant m’émerveille


    Dans tes yeux coule l’eau

    Du plus pur des ruisseaux

    Je vais à ta lisière

    Ils deviennent rivière


    En toi jaillit un fleuve

    Quand de tes baisers je m’abreuve

    Houleuse comme la mer

    Tout mon corps te vénère


    Tout en faisant céans

    De toi un océan

    D’où surgit un volcan

    Fusionnant nos décans


    S’introduit l’accalmie

    Comme je t’aime ma mie

    Sensation de quiétude

    Avant nouveau prélude …