• AIME MA FILLE …





    Aime-le ma fille

    Dévoile-lui

    Combien tes yeux pétillent

    Et dans son âme enfouis


    La ferveur de l’amour

    Pour qu’en ta brève absence

    Il imagine si beau ton retour

    Exhalant ton essence


    Quand glissent tes dentelles

    En ses mains hésitantes

    Prospectant les parcelles

    De ta chair tant grisante


    Donne toi ma fille

    Sans retenue aucune

    Et que ton chant grésille

    Quand vous gagnez la lune


    Ne te refuse pas

    Aux plaisirs des sens

    Dès qu’il te tend les bras

    Use de toute ta science


    Sois toujours femme jolie

    Et quand mot n'est besoin ne dit

    Car lorsque rien ne s’étrille

    L’amour à l’éternité survit…


  • DU FILET D’EAU AU DELUGE DE L’AMOUR …





    Âme au filet d’eau qui ruisselle

    Lorsqu’à l’aube tu t’éveilles

    Et que gentiment tu penses à ta belle

    Tu mutes en ruisseau aspect venelle


    Où l’eau se métamorphose en précieuses pierres

    Quand ton cœur pour elle estompe toute frontière

    Et brille d’angéliques lumières

    A la source artérielle où l’amour s’écoule rivière


    Son absence de toi quelle épreuve

    Et tu pries les cieux pour qu’il pleuve

    Onde miraculeuse qui de tendresse l’abreuve

    Au confluent où l’affluent sustente le fleuve


    Qui s’agrémente puisqu’elle t’aime tant

    Et que ton rêve d’elle soudain elle entend

    Pour vers toi se laisser balayer par le vent

    Puis te rejoindre dans un nirvana océan


    De mots tendresse méconnus des muses

    Comme neuf parfum qui de deux corps se diffuse

    Passionnément jusqu’au déluge

    Tout à l’abri du moindre juge …


  • LAFARMANYBILE …





    Comment dire

    La douceur, la gentillesse, d’une amie pharmacienne

    Qui fait rire

    D’anecdotes, de narrations, même de pommades d’esthéticiennes


    Je l’admire

    Cette pote, voire copine, vraie amie... qui vous fait si belle la vie

    Ne sait nuire

    Car trop douce, miss tendresse, maman adorant sa petite fille


    Quel sourire

    Aux passants, aux clients, avant que la bouche ils ne puissent ouvrir

    Un délire

    Pince sans rire, tantinet taquine, des yeux qui les coincés dégivrent


    Je chavire

    Aux rencontres, ô bien rares, car je la sais avec tous tant affable

    Ouï-dire

    D’amis d’elle, son écoute, sa générosité à n’envoyer personne au diable


    Et puis lire

    Son beau blog, amusant, passionnant de petits et grands événements

    Je lui tire

    Allégrement, poliment, “zygomatiquement” la plus belle des révérences


    Et pour suivre

    Un africain de lire sur la vitrine de son officine… « Homéopathie »

    De lui dire

    Entrant brusquement « Ô pauve Yuliette » c’est pas bô la vie


    Pour vous rire …

    http://lafarmanybile.skynetblogs.be



  • BEAU DE VIVRE …





    Beau de vivre

    A l’aurore qui peu à peu m’éveille

    Je m’enivre

    D’un rayon qui ma chambre ensoleille


    Bon d’humer

    L’arôme du café qui gravit le palier

    Doux de sentir

    Eau de douche qui vient mon corps rafraîchir


    Gai m’asseoir

    A cette table garnie d’un riche petit-déjeuner

    Joie d’avoir

    Véhicule pour près ou loin m’emmener


    Paie qui tombe

    Pour mon travail plus ou moins bien presté

    Ventre qui bombe

    Merci petit Jésus, bien bu et bien mangé


    D’autre part

    Des week-ends distrayants et reposants

    Mais bien rare

    Le dimanche une heure à la messe comme antan


    Des séances

    De moult divertissements attrayants

    Des vacances

    Âprement gagnées tout au long de l’an en bûchant


    Une famille

    Où se racontent et se déroulent mille histoires de vie

    Des ami(e)s

    Pour partager par conséquent communes envies


    TRISTE DESTIN

    PROCHE OU DANS UN MONDE QUE L’ON PREFERE LOINTAIN

    Ô LA FAIM

    DE CES GENS LA, MONSIEUR, C’EST SÛR LA FAUTE AUX POLITICIENS …


  • BONJOUR MON VOISINAGE …





    Bonjour mon voisinage

    Cela m'rappelle mon enfance

    Quartier de gamins sages

    Au verbe ample d’opulence


    Saluions les passants

    Vaste sourire en échange

    Et puis le temps passant

    Silence... bien trop étrange


    Bonnes manières bouleversées

    Taguées les belles façades

    Dans le bus, abruptes personnes âgées

    Les doigts d’honneur paradent


    Réveillez-vous parents

    Maîtresses et maîtres d’écoles

    Quand il le faut sergents

    Là se situent vos rôles


    Car par trop de tolérance

    S’installe l’indifférence

    Et pour point de sentence

    L’éducation se semence


    Aujourd’hui quelle chance

    Alzheimer ou jeune âge

    Sûr que oui je me lance

    Bonjour, BONJOUR mon voisinage …


  • HOMMAGE ET COMPREHENSION …





    Similairement s’envolèrent-ils

    Mi semaine de fin février

    Là-bas, vers une très lointaine île

    Toute fleurie de blancs lauriers


    Où bien d’autres enfants d’ailleurs et de Belgique

    A qui la vie leur fut volée

    Cabriolent hors d’un monde tragique

    S’esclaffant d’allégresse toute auréolée


    Une maman terriblement désemparée

    Dans l’impossibilité de franchir plus que raide muraille

    Noyée dans d’incommensurables pensées égarées

    Ramena ses anges au plus profond de ses entrailles


    Nul de nous ne peut se permettre de juger

    L’accomplissement d’un tel acte désespéré

    Mieux vaut cent fois notre langue purger

    Afin qu’elle ne se perde en lamentable envolée


    Car derrière les lourds volets clos

    D’une demeure noircie de deuil

    Seuls les murs peuvent se faire l’écho

    N'outrepassant jamais le seuil


    Toutes et tous nous commettons des erreurs

    Et selon ce que fut notre enfance

    Heureuse ou maculée d’horreur

    Bouchonnons ou enflammons fût d’essence


    VOUS LES ENFANTS ASSIS SUR BLANCS NUAGES

    ELOIGNES DE CE MONDE EN TUMULTE

    DÉVERSEZ ICI BAS GRAND AERAGE

    POUR QUE TOUT HOMME DEVIENNE ADULTE …


    En hommage à Yasmine, Myriam, Nora, Nina et Mehdi.

    Au désespoir de leur maman ; à la détresse de leur papa.


    Enfants, reposez en paix à Agadir

    Puissiez-vous faire le monde grandir …