• A BIENTÔT …





    Revoir tes blancs chevaux

    Regard austère de tes taureaux

    Fierté des flamants roses

    Se sentir en osmose


    Sur tes plages tellement larges

    Et ta nature sauvage

    Merci belle Camargue

    Toi aux si belles images …


  • ECRIRE ET PUIS SE DIRE …





    Des mots au rituel

    Pour un monde virtuel

    Des phrases pour qu’elles riment

    Les relire me déprime


    Pourtant j’y mets passion

    Brûle en moi vocation

    Surtout au clair de lune

    Qui rejoint la lagune


    Mais à quoi bon ça sert

    Semer sable dans le désert

    De jouer au poète

    En se cassant la tête


    Espérer compliments

    De tous ces braves gens

    Sous forme de commentaires

    Voilà la belle affaire


    Merci pour les sincères

    Non aux autres qui m’ulcèrent

    Tapis sous des mensonges

    Répétitifs qui rongent


    Enfoncés dans clavier

    Pour vous assassiner

    En vous tirant dans le dos

    Malgré de beaux propos


    Il y a de belles façades

    Qui jouent si bien l’aubade

    N’ayant que pour barda

    Attitudes de Judas …


  • ASSASSINS DE L’ENFANCE …





    Vies brisées, torturées

    Par de vils instincts

    A jamais saturées

    Fillettes aux tristes destins


    Car un jour violées

    Par pères incestueux

    Ou de force enrôlées

    Dans des réseaux juteux


    Malades ne sont ces hommes

    Comme l’entend la Justice

    Tantôt recevront le diplôme

    Innocentant leur vice


    Faut bien dire que le crime

    Par eux ne fut commis

    Larguer la faute aux victimes

    Insinuer le compromis


    Quelque temps de prison

    Voire de psychiatrie

    Que de belles oraisons

    De juges muflerie


    Croupissez aux enfers

    Ravageurs de l’enfance

    Pédophiles vie aux fers

    Pour vos sexes nulle clémence …


  • ET DIMANCHE A VENIR …





    … Et dimanche à venir

    Un jour tant différent

    Pourquoi donc le ternir

    En pleurant nos mamans


    Vois-tu chérie ces éparses fleurs

    Ecloses à même les champs

    Coquelicots rouge cœur

    Notre passage ornant


    Ce vol d’hirondelles

    Qui refait le printemps

    Puis vogue la nacelle

    Sous l'intense ballon blanc


    Rappelles-toi que ce sont elles

    Qui quand nous fûmes enfants

    Nous apprenaient si belle

    La vie en lentement la tissant


    Et chacun de leurs sourires

    De-ci, de-là, se reflètent

    Pour nos souvenirs récrire

    Comme quand chaque jour c’était fête


    Vous là-bas au firmament

    Mamans… mamans… entendez-vous

    Nos déclamations qui si joliment

    Renaissent en nos bouches de p’tits loups


    Même si sans vous on rame

    Sachez qu’à jamais on vous aime

    Immense place gardons dans nos âmes

    Pour vous nos douces reines


    Et que ce dimanche treize mai

    Pour toutes les mères de l’univers

    Soit un jour d’enchantement parfumé

    Aux consonnes et voyelles, d’enfants narrant vers …


  • LE MUGUET …





    Fin avril il se cueille

    Pour en mai le premier

    Recevoir bon accueil

    Même des cœurs anémiés


    Car de ses blanches clochettes

    L’âme parfume et blanchit

    Avec plaisir il s’achète

    Chaque maison franchit


    Qu’importe matin ou soir

    Quoique certains fassent le guet

    Dès que le jour se fait tard

    Pour recevoir brins de muguet …