• UN HOMME, RIEN QU’UN HOMME …





    Mésestimé, voire bien aimé

    Faciès austère, sourire avare

    Nord adulé, sud écrémé

    Labeur galère, trop haut la barre


    Jugement sévère envers wallons

    Une Marseillaise qui n’Brabançonne

    Du pays plat aux beaux valons

    J’amasse voix, les cloches on m’sonne


    Maints partenaires séparatistes

    Des adversaires veillant au front

    Dans un climat irréaliste

    Mes électeurs qui tournent en rond


    Que je ne tienne toutes mes promesses

    Quand s’éternisent les discussions

    Là où se meurt humaine richesse

    Pour des frontières de négation


    Pourtant travail ô oui j’abats

    Sans aboutir depuis des mois

    Les nuits, les jours je mène combat

    Et j’en réponds même chez le roi


    Soudain en moi une déchirure

    Hypertension politicienne

    D’un quotidien vile fissure

    Âpre cette vie tant draconienne


    Quand ma mémoire me rappelle

    Homme, juste rien qu’un homme

    Ne tire point trop sur les ficelles

    La vie se veut si courte en somme


    Souviens toi donc de ta famille

    Ne laisse tes proches à la dérive

    Nul besoin de sacrifier ta vie

    La mort vaut mieux d’être tard“Yves”..


  • POUSSIERES DE LUNE …

    POUSSIERES DE LUNE …





    De ténues particules

    Dorées poussières de lune

    Révèlent le crépuscule

    Enjolivant lagune


    Ma mémoire ne s’émousse

    Ressasse à foison proses

    A la lueur rousse

    Qui m’invite à la pose


    Imaginant ta plume

    Dérouler mots douceurs

    De ceux que l’on exhume

    Tant féconds dans le cœur


    Pour l’être profusément aimé

    Qui trop te saigne l’âme

    Jusqu’à la décimer

    D’indépendance qu’il clame


    Si vaste passion narrée

    A l’encre de ton sang

    Sur toile pages égarées

    M’émeuvent encore autant


    Là-bas dans l’Antre-Lyre

    Où « Plume » les textes varie

    Parfois mes yeux se mirent

    Dans ton regard Marie …